Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...
Posté : mar. 17 févr. 2026 11:51
Numéro 4581 du 28/01/2026
Ici un aperçu du numéro: https://spirou.com/frnck-retour-a-la-case-depart/
Retour de Frnck, dans sa "11e saison" (comme pour les séries télé) avec une couverture de Brice Cossu où des hommes préhistoriques sont observés par Frnck adolescent, observé par lui-même adulte dans une belle composition en plongée qui nous plonge directement dans l’aventure et le paradoxe temporel. On retrouve Franck et ses comparses en pleine préhistoire, dans une séquence où le coloriste Yoann Guillo a joué essentiellement sur deux teintes, rouge feu d’une éruption volcanique, et bleue d’un lac où se retrouvent les personnages, avec une planche d’ouverture bavarde où Frnck explique une situation que les auteurs Brice Cossu et Olivier Bocquet ont ingénieusement mise en scène en voix-off, montrant non la situation décrite mais une bestiole préhistorique essayant de sauver son petit du volcan, une action similaire à celle que décrit Frnck.
Suite de Les boutiques fantastiques de la rue Fracastic, où le mystère du premier chapitre se double d’un secret familial, ce qui semble être devenu la norme pour les séries actuelles, c’est en tous cas le cas pour les trois séries (à suivre) de ce numéro. Huitième et dernier chapitre de Dina et le Millimonde, violent, où le chef du village n’hésite pas à vouloir la tuer pour garder son pouvoir sur un monde utopique qu’il a créé et d’où les habitants ne peuvent sortir, et abrupte, avec une fin d’un grand suspense. Lorsque chaque album d’une série était un récit complet, les suspenses était en fin de chapitre hebdomadaire et on n’avait à patienter qu’une semaine pour connaître la suite, maintenant que les séries sont majoritairement une très longue unique histoire découpée en plusieurs tomes, le suspense est à la fin de l’album et on doit attendre des mois pour connaître la suite, évolution narrative parallèle au cinéma, où les séries (à suivre) de Netflix et autres plateformes prennent la place des longs métrages, qui sont des films complets. Autre similitude, les titres de séries classiques, BD ou télé, portaient le plus souvent le nom du ou des personnages, maintenant ils décrivent de plus en plus l’univers de la série, rien que dans Spirou dernièrement on a eu Tokyo Mystery Café, L’île de minuit, Coeurs de ferraille, Le métier le plus dangereux du monde, et actuellement Les boutiques fantastiques de la rue Fracastic.
Le chaton Boulette, qui se promenait les précédentes semaines dans les marges de haut de pages comme sur des toits investit cette semaine quatre pleines pages du journal, où on le voit interagir avec d’autres animaux, pas avec des humains, il n’est donc pas un équivalent de Crapule, mais une nouvelle version de Bludzee, le chat noir que Trondheim animait seul il y a quelques années. C’est Aude Picault qui le dessine, et si Boulette, graphiquement proche du chat de Trondheim, est minimaliste, les autres chats qu'elle représente sont plus élaborés. Aude Picault est aussi l’invitée de Spirou et moi, où elle explique avoir été frustrée enfant par l’absence de personnages féminin autres que rares et clichés dans le Spirou des années 60-70, ce qui ne l’empêchait pas de s’identifier au Marsupilami plutôt qu’à Sybilline. Du point de vue des autrices, elle estime que dans l'ensemble de la BD « le boulot est globalement fait », ce qui se vérifie dans ce numéro de Spirou, où trois des six auteurices des séries (a suivre) sont des femmes, par contre, persiste le fait que la plupart des coloristes sont des femmes. A l’inverse, renversant les clichés, la page la plus violente du numéro, uniquement constituée de scènes de combats et d’entrainement à la dure, est la publicité pour Mi-Mouche, une héroïne faite par des autrices. Enfin l’article est introduit par la toujours énigmatique indication qu’Aude Picault « entre dans la team Spirou » alors qu’elle y avait déjà une série comme scénariste il y a plus de dix ans.
Pour le reste du numéro, Les Jeux de Mickaël Brunet, l’illustration du Bon d’abonnement, Les Fifiches du Proprofesseur, Des gens et inversement, et 3 infos 2 vraies 1 fausses, et bien sur L’édito des Fabrice, sur leur mode fumistes, sont consacrés à la préhistoire, dans la continuité de Frnck. Si dans Working dead l’ensemble du personnel est plutôt sympathique, Marc Dubuisson et Stella Lory (et Stéphane Chesneau qui fait cette fois les couleurs que Stella Lory assurait elle-même) introduisent cette semaine un authentique méchant en la personne du commercial. Titan inc. continue son arc sur un oiseau en voie de disparition, parodie du dodo, assez stupide pour s’enticher du capitaine, et le feuilleton Dad’s not dead continue, avec des témoignages de Zep et Tebo, et d’amusants dessins de Zep et Mittault.
Enfin, mystères de l’édition, une publicité signale la parution aux éditions Dargaud d’albums de Terminax conquist, une série dont quelques pages étaient parues dans Spirou. Comme La famille pirate de Fabrice Parme et Aude Picault dont deux histoires (à suivre) étaient parues dans Spirou pour être finalement publiées en album chez Dargaud. Peut-être ceci a-t-il été vécu comme un mauvais souvenir à oublier chez Spirou, qui fait qu’Aude Picault est présentée aujourd'hui comme une nouvelle autrice dans le journal...
Ici un aperçu du numéro: https://spirou.com/frnck-retour-a-la-case-depart/
Retour de Frnck, dans sa "11e saison" (comme pour les séries télé) avec une couverture de Brice Cossu où des hommes préhistoriques sont observés par Frnck adolescent, observé par lui-même adulte dans une belle composition en plongée qui nous plonge directement dans l’aventure et le paradoxe temporel. On retrouve Franck et ses comparses en pleine préhistoire, dans une séquence où le coloriste Yoann Guillo a joué essentiellement sur deux teintes, rouge feu d’une éruption volcanique, et bleue d’un lac où se retrouvent les personnages, avec une planche d’ouverture bavarde où Frnck explique une situation que les auteurs Brice Cossu et Olivier Bocquet ont ingénieusement mise en scène en voix-off, montrant non la situation décrite mais une bestiole préhistorique essayant de sauver son petit du volcan, une action similaire à celle que décrit Frnck.
Suite de Les boutiques fantastiques de la rue Fracastic, où le mystère du premier chapitre se double d’un secret familial, ce qui semble être devenu la norme pour les séries actuelles, c’est en tous cas le cas pour les trois séries (à suivre) de ce numéro. Huitième et dernier chapitre de Dina et le Millimonde, violent, où le chef du village n’hésite pas à vouloir la tuer pour garder son pouvoir sur un monde utopique qu’il a créé et d’où les habitants ne peuvent sortir, et abrupte, avec une fin d’un grand suspense. Lorsque chaque album d’une série était un récit complet, les suspenses était en fin de chapitre hebdomadaire et on n’avait à patienter qu’une semaine pour connaître la suite, maintenant que les séries sont majoritairement une très longue unique histoire découpée en plusieurs tomes, le suspense est à la fin de l’album et on doit attendre des mois pour connaître la suite, évolution narrative parallèle au cinéma, où les séries (à suivre) de Netflix et autres plateformes prennent la place des longs métrages, qui sont des films complets. Autre similitude, les titres de séries classiques, BD ou télé, portaient le plus souvent le nom du ou des personnages, maintenant ils décrivent de plus en plus l’univers de la série, rien que dans Spirou dernièrement on a eu Tokyo Mystery Café, L’île de minuit, Coeurs de ferraille, Le métier le plus dangereux du monde, et actuellement Les boutiques fantastiques de la rue Fracastic.
Le chaton Boulette, qui se promenait les précédentes semaines dans les marges de haut de pages comme sur des toits investit cette semaine quatre pleines pages du journal, où on le voit interagir avec d’autres animaux, pas avec des humains, il n’est donc pas un équivalent de Crapule, mais une nouvelle version de Bludzee, le chat noir que Trondheim animait seul il y a quelques années. C’est Aude Picault qui le dessine, et si Boulette, graphiquement proche du chat de Trondheim, est minimaliste, les autres chats qu'elle représente sont plus élaborés. Aude Picault est aussi l’invitée de Spirou et moi, où elle explique avoir été frustrée enfant par l’absence de personnages féminin autres que rares et clichés dans le Spirou des années 60-70, ce qui ne l’empêchait pas de s’identifier au Marsupilami plutôt qu’à Sybilline. Du point de vue des autrices, elle estime que dans l'ensemble de la BD « le boulot est globalement fait », ce qui se vérifie dans ce numéro de Spirou, où trois des six auteurices des séries (a suivre) sont des femmes, par contre, persiste le fait que la plupart des coloristes sont des femmes. A l’inverse, renversant les clichés, la page la plus violente du numéro, uniquement constituée de scènes de combats et d’entrainement à la dure, est la publicité pour Mi-Mouche, une héroïne faite par des autrices. Enfin l’article est introduit par la toujours énigmatique indication qu’Aude Picault « entre dans la team Spirou » alors qu’elle y avait déjà une série comme scénariste il y a plus de dix ans.
Pour le reste du numéro, Les Jeux de Mickaël Brunet, l’illustration du Bon d’abonnement, Les Fifiches du Proprofesseur, Des gens et inversement, et 3 infos 2 vraies 1 fausses, et bien sur L’édito des Fabrice, sur leur mode fumistes, sont consacrés à la préhistoire, dans la continuité de Frnck. Si dans Working dead l’ensemble du personnel est plutôt sympathique, Marc Dubuisson et Stella Lory (et Stéphane Chesneau qui fait cette fois les couleurs que Stella Lory assurait elle-même) introduisent cette semaine un authentique méchant en la personne du commercial. Titan inc. continue son arc sur un oiseau en voie de disparition, parodie du dodo, assez stupide pour s’enticher du capitaine, et le feuilleton Dad’s not dead continue, avec des témoignages de Zep et Tebo, et d’amusants dessins de Zep et Mittault.
Enfin, mystères de l’édition, une publicité signale la parution aux éditions Dargaud d’albums de Terminax conquist, une série dont quelques pages étaient parues dans Spirou. Comme La famille pirate de Fabrice Parme et Aude Picault dont deux histoires (à suivre) étaient parues dans Spirou pour être finalement publiées en album chez Dargaud. Peut-être ceci a-t-il été vécu comme un mauvais souvenir à oublier chez Spirou, qui fait qu’Aude Picault est présentée aujourd'hui comme une nouvelle autrice dans le journal...