Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...
Posté : lun. 26 janv. 2026 14:06
Numéro 4576 du 24/12/2025
Ici un aperçu du numéro: https://spirou.com/ca-sent-le-sapin-pour-dad/
Deuxième couverture du mois sur le thème de Noël, avec la famille de Dad sous forme de figurines de décoration entre guirlandes et boules, et un intriguant jeu de mots, « ça sent le sapin pour Dad », dont l’explication vient dans l’interview de ce numéro involontairement spécial Dad : Nob annonce que, pour faire une pause nécessaire, il arrête Dad. Les trois gags répartis dans ce numéro seront donc a priori les derniers, et peuvent être lus comme une conclusion : Ondine réussit enfin à former un groupe de rock, avec ses sœurs plutôt qu’avec ses amies, et invite Dad à en être le chanteur, ce dont il rêvait ; Bébérénice n’est plus un bébé, puisqu’elle sait écrire ; et Dad accepte de vieillir, et la liberté que cela peut donner, après une rencontre avec Mamette, l’autre personnage emblématique de Nob, comme une façon d’achever un cycle de vie. Cette annonce est l’occasion d’une rétrospective en deux pages de jolis moments, commentés par un Dad ému, mais c’est d’abord bien entendu un drame, à commencer pour Dad lui-même, qui en quatre dessins illustrant l’entretien avec son créateur passe de la stupéfaction au désespoir à l’opposition et à la tentative de négociation, ce que Nob exclue fermement. Puis pour la rédaction de Spirou, qui tente de faire revenir Nob sur sa décision en faisant un appel aux lecteurs, leur demandant de lui écrire avec des arguments et en faisant nombre. L’importance de l’affaire est telle que cet appel est représenté sous forme d’une affichette collée dans l’urgence sur le gag de Game over, illisible de ce fait. Les Jeux de Mickaël Brunet sont une réunion de la plupart des personnages à l’occasion de Noël. Cette affaire est aussi bien sûr La malédiction de la page 13 de ce numéro, mais enfin et surtout, c’est l’occasion pour des auteurs d’exprimer leurs réactions sous forme de gags en demi page réalisées comme un tac au tac. Cela commence avec Jousselin qui reprend son personnage naïf déphasé de L’atelier Mastodonte, puis Gally avec le libraire d’Animal lecteur , Lewis Trondheim puis Dab’s, qui donnent une leçon de jardinage à Nob (Trondheim est dans l’erreur, c’est Dab’s qui est plus proche de la distance nécessaire entre deux pieds de tomates), Mathilde Domecq, Obion, Stella Lory et Marc Dubuisson, Soulcié, et Feroumont, opportunistes, (comme les Fabrice dans leur Édito) et Lisa Mandel chargée d’une mission par le rédac’chef. Le titre général a beau être Very Dad Trip, la mise en page, la forme narrative et certains auteurices sont celleux de L’atelier Mastodonte, et c’est une réussite dans l’esprit, la diversité des réactions et l’humour, au point qu‘on aimerait tous que d’autres séries vendeuses telles que Lady S, Largo Winch, XIII ou Michel Vaillant, pas ou plus publiées dans Spirou (heureusement) mais néanmoins par Dupuis (elles sont vendeuses) fassent ou refassent une apparition le temps d’annoncer leur disparition pour susciter de nouveau un tel feu d’artifice.
Après ce gros morceau, restent dans ce numéro Manoir à louer, qui n’est pas consacré à cet évènement mais à Johan et Pirlouit, que la vampire trouve trop aseptisés, dans une vision du moyen-âge qui date d’avant Michelet (les auteurs pourraient mettre leur documentation à jour), la troisième histoire courte d’Attila par l’abbé, cette fois basée sur un jeu de mots sur la confusion entre différentes armes, le fléau de dieu, la faux de la mort et l’épée de combat, ainsi qu’une page de Willy Woob sans thème particulier pour une fois, la suite de Titan inc. avec les E.T., la Pause cartoon, En direct de la rédac et Game over, et un bon gag sur Noël de Cromheecke et Thiriet pour le Bon d’abonnement.
Dans les (à suivre), avant-dernier chapitre de Mademoiselle J., où la quête personnelle de celle-ci rejoint enfin sa mission de sauvetage d’orphelins métis. Dans la suite du Marsupilami, l’énigmatique chasseur écologiste révèle avoir des pouvoirs quasi magiques, qui lui permettent d’endormir n’importe quel animal en quelques instants, tandis que le jeune guide soi-disant indien qui lui ne connaissait rien à la jungle a soudain sa fibre protectrice de l’environnement qui s’éveille, dans une vision plus new-age que scientifique, dans une parodie des fameux moments Disney où les personnages s’expriment en chanson. Enfin Dina et le Millimonde bascule à la fois dans l’aventure et dans le fantastique, qui n’était jusque là que légende.
Ici un aperçu du numéro: https://spirou.com/ca-sent-le-sapin-pour-dad/
Deuxième couverture du mois sur le thème de Noël, avec la famille de Dad sous forme de figurines de décoration entre guirlandes et boules, et un intriguant jeu de mots, « ça sent le sapin pour Dad », dont l’explication vient dans l’interview de ce numéro involontairement spécial Dad : Nob annonce que, pour faire une pause nécessaire, il arrête Dad. Les trois gags répartis dans ce numéro seront donc a priori les derniers, et peuvent être lus comme une conclusion : Ondine réussit enfin à former un groupe de rock, avec ses sœurs plutôt qu’avec ses amies, et invite Dad à en être le chanteur, ce dont il rêvait ; Bébérénice n’est plus un bébé, puisqu’elle sait écrire ; et Dad accepte de vieillir, et la liberté que cela peut donner, après une rencontre avec Mamette, l’autre personnage emblématique de Nob, comme une façon d’achever un cycle de vie. Cette annonce est l’occasion d’une rétrospective en deux pages de jolis moments, commentés par un Dad ému, mais c’est d’abord bien entendu un drame, à commencer pour Dad lui-même, qui en quatre dessins illustrant l’entretien avec son créateur passe de la stupéfaction au désespoir à l’opposition et à la tentative de négociation, ce que Nob exclue fermement. Puis pour la rédaction de Spirou, qui tente de faire revenir Nob sur sa décision en faisant un appel aux lecteurs, leur demandant de lui écrire avec des arguments et en faisant nombre. L’importance de l’affaire est telle que cet appel est représenté sous forme d’une affichette collée dans l’urgence sur le gag de Game over, illisible de ce fait. Les Jeux de Mickaël Brunet sont une réunion de la plupart des personnages à l’occasion de Noël. Cette affaire est aussi bien sûr La malédiction de la page 13 de ce numéro, mais enfin et surtout, c’est l’occasion pour des auteurs d’exprimer leurs réactions sous forme de gags en demi page réalisées comme un tac au tac. Cela commence avec Jousselin qui reprend son personnage naïf déphasé de L’atelier Mastodonte, puis Gally avec le libraire d’Animal lecteur , Lewis Trondheim puis Dab’s, qui donnent une leçon de jardinage à Nob (Trondheim est dans l’erreur, c’est Dab’s qui est plus proche de la distance nécessaire entre deux pieds de tomates), Mathilde Domecq, Obion, Stella Lory et Marc Dubuisson, Soulcié, et Feroumont, opportunistes, (comme les Fabrice dans leur Édito) et Lisa Mandel chargée d’une mission par le rédac’chef. Le titre général a beau être Very Dad Trip, la mise en page, la forme narrative et certains auteurices sont celleux de L’atelier Mastodonte, et c’est une réussite dans l’esprit, la diversité des réactions et l’humour, au point qu‘on aimerait tous que d’autres séries vendeuses telles que Lady S, Largo Winch, XIII ou Michel Vaillant, pas ou plus publiées dans Spirou (heureusement) mais néanmoins par Dupuis (elles sont vendeuses) fassent ou refassent une apparition le temps d’annoncer leur disparition pour susciter de nouveau un tel feu d’artifice.
Après ce gros morceau, restent dans ce numéro Manoir à louer, qui n’est pas consacré à cet évènement mais à Johan et Pirlouit, que la vampire trouve trop aseptisés, dans une vision du moyen-âge qui date d’avant Michelet (les auteurs pourraient mettre leur documentation à jour), la troisième histoire courte d’Attila par l’abbé, cette fois basée sur un jeu de mots sur la confusion entre différentes armes, le fléau de dieu, la faux de la mort et l’épée de combat, ainsi qu’une page de Willy Woob sans thème particulier pour une fois, la suite de Titan inc. avec les E.T., la Pause cartoon, En direct de la rédac et Game over, et un bon gag sur Noël de Cromheecke et Thiriet pour le Bon d’abonnement.
Dans les (à suivre), avant-dernier chapitre de Mademoiselle J., où la quête personnelle de celle-ci rejoint enfin sa mission de sauvetage d’orphelins métis. Dans la suite du Marsupilami, l’énigmatique chasseur écologiste révèle avoir des pouvoirs quasi magiques, qui lui permettent d’endormir n’importe quel animal en quelques instants, tandis que le jeune guide soi-disant indien qui lui ne connaissait rien à la jungle a soudain sa fibre protectrice de l’environnement qui s’éveille, dans une vision plus new-age que scientifique, dans une parodie des fameux moments Disney où les personnages s’expriment en chanson. Enfin Dina et le Millimonde bascule à la fois dans l’aventure et dans le fantastique, qui n’était jusque là que légende.