LA JEUNESSE DE SPIROU

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Pigling-Bland
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LA JEUNESSE DE SPIROU

Message par Pigling-Bland »

LA SEULE ET INCROYABLE HISTOIRE PLUS OU MOINS VRAIE DE LA JEUNESSE DE SPIROU ET AUTRES STUPEFIANTES REVELATIONS par Tome et Janry
Editions Dupuis


Voici la couverture, le dos et la 4ème de couverture de l'édition originale de cet album publié en 1987 :

Image

Image


Si vous l'avez déjà lu vous pouvez le noter selon le barème suivant :

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Gaston Lagaffe
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Re: LA JEUNESSE DE SPIROU

Message par Gaston Lagaffe »

Des histoires courtes sympathiques. J'aime bien la première.
Vive Gil Jourdan !
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Trichoco
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Re: LA JEUNESSE DE SPIROU

Message par Trichoco »

Je lui met 3, les histoires sont agréables dans l'ensemble, surtout Vilain Faussaire et Le groom du président.
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DESPERA
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Re: LA JEUNESSE DE SPIROU

Message par DESPERA »

Trichoco a écrit :Je lui met 3, les histoires sont agréables dans l'ensemble, surtout Vilain Faussaire et Le groom du président.
Tout à fait d'accord. Tome et Janry on fait beaucoup de micro-histoires réussies.
Mister B
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Re: LA JEUNESSE DE SPIROU

Message par Mister B »

J'ai trouvé cet album d'une platitude extrême à l'exception de l'histoire où Spirou échange de costume avec le président qui je dois l'avouer est assez marrante !
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ElEmperador1907
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Re: LA JEUNESSE DE SPIROU

Message par ElEmperador1907 »

3
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Fantasio magazine
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Re: LA JEUNESSE DE SPIROU

Message par Fantasio magazine »

Je n'ai pas vraiment aimé cet album. Les histoires ne m'intéressent pas vraiment. Je n'ai jamais vraiment aimé les albums du type Quatre aventures de Spirou et Fantasio et ce n'est toujours pas le cas pour cet album malheureusement. Je donne un 2.
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pti-puit
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Re: LA JEUNESSE DE SPIROU

Message par pti-puit »

Ce que Tome et Janry ont fait de mieux non ?... mais est-ce vraiment "Spirou et Fantasio"
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Jalias
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Re: LA JEUNESSE DE SPIROU

Message par Jalias »

La seule et incroyable histoire plus ou moins vraie de la jeunesse de Spirou et autres stupéfiantes révélations.

Bon, ça c’est du titre ! Par commodité on va quand-même l’appeler La Jeunesse de Spirou cet album, sinon je ne vais pas m’en sortir.

Ce dernier est un recueil de cinq histoires courtes, prépubliées entre 1981 et 1984, qui peuvent donc s’apparenter à des « péchés de jeunesse ». Celles-ci sont cinq histoires très différentes, mais qui jouent avec une symbolique commune, celle de la « fausse identité ». Tome & Janry ont de plus eu la bonne idée de lier narrativement et thématiquement ces histoires par le truchement de la presse à scandale et des interventions de Spip, ce qui rend l’album un peu plus homogène que les autres recueils d’histoires courtes de la série. C’est assez rare, et franchement appréciable. Néanmoins, cela reste une astuce, un liant superficiel, je me permettrais donc de critiquer ces historiettes individuellement.

1/ La seule et unique histoire… oui bon ça va on a compris !

Intermède ludique : imaginez la carrière de Spirou en fonction des hypothèses suivantes.

Pour être honnête, je ne suis pas un grand fan du petit Spirou. Déjà je goûte assez peu (en BD ou sous tout autre format) les séries à sketchs (à l’exception notable des Nombrils ou de Kaamelott, deux séries qui se sont rapidement affranchies de leur format court). Egalement, je trouve que cette série laisse libre cours à tous les travers de Tome & Janry : potacherie sans contrepoint et sans vraiment de propos, ultra-référencement ad-nauseum, absurdité et méchanceté qui tuent tout attachement pour les personnages pour moi. C’est une image un peu superficielle que j’ai de cette série, je le reconnais, car je ne l’ai finalement qu’assez peu lue (enfin, j’ai lu pas mal de gag dans le journal mais n’ai jamais ressenti l’envie d’acheter un album). Donc je n’avais pas gardé un souvenir impérissable de cette histoire courte qui sert de terreau à ce futur spin-off. Et je dois avouer que je suis agréablement surpris à chaque relecture. En tant que « one-shot », ça fonctionne très bien.

Déjà, la mise en place est plutôt bien vue : profiter d’une soirée manifestement arrosée des 45 ans du journal pour raconter l’enfance du groom est une astuce très bien trouvée pour justifier l’aspect absurde et ultra-référencé de cette « véritable histoire de Spirou ». Le détournement de la figure de l’oncle Paul, série assez policée et sage dans le catalogue Dupuis, pour en faire le narrateur peu crédible de cette histoire un peu folle est vraiment le coup de maître de cette vraie/fausse Jeunesse de Spirou. Mais globalement, c’est une histoire destinée au fan, capable de trouver et décrypter toutes les références de l’album. Je pense ainsi apprécier bien mieux cette histoire en tant qu’adulte fan de Spirou, qui comprend ainsi tous les gags que lorsque j’étais un enfant, où une bonne partie me passait un peu au-dessus.

Car il faut bien reconnaître qu’au-delà de cette connivence avec les auteurs, ça reste un peu vain. Eminemment sympathique sans être transcendant. On notera tout de même que l’utilisation du vrai/faux récit identitaire demande au lecteur un certain recul, et pose les bases d’un thème sur l’identité que l’on va retrouver dans les quatre autres histoires courtes, décliné différemment.

2/ Vilain Faussaire

Ah ! Pour Lagaffe, c’est au-dessus, chez Prunelle ! Suivez les hurlements !

De la référence à la série, Vilain Faussaire en est également pétri, mais dans un registre très différent. C’est cette fois le retour de l’univers étendu du groom (Gaston, son travail aux éditions Dupuis, l’existence de ses albums dans la diégèse), sujet dont je suis particulièrement friand (j’adore la tête de Fantasio quand il signale que Gaston bosse avec Prunelle, il a l’air tellement soulagé !). L’intrigue, plus solide malgré le très faible nombre de page, s’appuie sur une anecdote connue, l’absence de numéro 5 dans la série Gaston.

Très sympathique, cette histoire repose surtout sur ses personnages, Spirou et Fantasio en tête, mais également le collectionneur (sa réaction à la vue du Gaston n°5 est juste géniale) et Martin des archives. Le faussaire et sa maison complètement absurde font un antagoniste plus qu’honnête pour cette histoire. (Trop) peu développé, mais rien de grave pour une histoire courte. Celle-ci aurait pu se prolonger en histoire longue je pense, il y avait matière, et ça aurait évité certains raccourcis inévitables dans un format aussi compressé (le faussaire donne son adresse à un des clients qu’il cherche à piéger, vraiment ?).

L’utilisation du faussaire s’inscrit pleinement dans le thème « fausse identité » de l’album : non seulement car il utilise le déguisement (et les trompe-l’œil) pour s’enfuir, mais également avec ce faux album 5, véritable réécriture de la mythologie Spirou et Gaston.
C’est court, c’est frais, c’est plaisant.

3/ Le Groom du Président

- Cette fois on y est. Plus habitué à ces vieux trucs moi. Ça leur apprendra à mieux choisir leur personnel

Troisième histoire, et le thème de la fausse identité continue, vu que cette fois Spirou est pris pour un groom resquilleur à cause de son costume et se voit contraint de travailler à l’hôtel un soir de réveillon. Idée particulièrement intéressante et qui a le mérite, bien avant les essais de Yoann & Vehlmann, de poser la question de l’importance du costume pour notre héros. Ça se lit encore une fois plaisamment, ça reste léger et toujours un peu superficiel. Il y aurait sans doute clairement eu matière à une histoire plus travaillée sur ce thème, c’est un peu dommage, mais de l’autre côté ça évite la lassitude.

4/ L’incroyable Burp

- Un miracle, non seulement on est bien sur la route, mais en plus on est sur la bonne !

Une bien étrange histoire courte que cet incroyable Burp, au titre un peu con et pas très ragoûtant. En effet, ce qui est présenté comme l’élément charnière du scénario, la transformation de Dupilon en monstre suite à une expérience du Comte, n’est finalement qu’un élément secondaire voire tertiaire de l’intrigue ! C’est qu’il faut reconnaitre qu’on n’attend pas forcément une intrigue aussi dense pour une histoire aussi courte (12 planches). Il se passe plein de choses en très peu de temps, et aucun élément n’est superflu, mais tout est remarquablement bien construit : notamment la mise en place du cambriolage, avec ces cambrioleurs qu’on rencontre plusieurs fois avant que leur rôle ne soit révélé. Cette narration s’appuie notamment sur des personnages vivants et crédibles, avec une mention très spéciale aux interactions entre Spirou et Fantasio, criantes de réalisme, ainsi qu’aux doutes du Comte et à ses inquiétudes sur sa vieillesse, subtil mais touchant.

On retrouve la thématique identitaire de l’album avec la transformation de Dupilon ainsi qu’avec les costumes idiots des cambrioleurs (reflets du costume désuet de groom de Spirou ?), mais ça reste tellement anecdotique qu’il est difficile voire impossible d’en dégager un propos autre qu’une sensation, une impression de toucher à une symbolique voulue. Reste une histoire qui brille par son atmosphère nappée de brouillard et ses personnages savoureux.

5/ Gare au cliché

- Le téléphone a été saboté, j’ai compris qui est l’espion !

Dans cette dernière histoire, Spirou se la joue Hercule Poirot dans un « whodunnit » déjanté. Ce genre d’intrigue nécessite une galerie de personnages tous plus marquants et suspects les uns que les autres, ce qui est parfaitement réussi ici, tout en incorporant la loufoquerie nécessaire à l’univers Spirou. Comme pour les autres histoires finalement (à part la Jeunesse de Spirou), l’intrigue aurait largement pu être développée pour une histoire longue. Comprimée comme elle est, elle se déroule sans temps mort mais empêche complètement le lecteur de pouvoir deviner qui était l’espion (avec le joli retournement de situation de la présence d’un deuxième espion), sauf en utilisant la nasovisiométrie, ce qui est tout de même bien dommage dans ce type d’intrigue.

Tome & Janry ont préféré l’efficacité du récit court, ce qui permet d’enchaîner les gags et ne pas s’appesantir sur les ventres mous de l’intrigue tout en créant une ambiance, une atmosphère spécifique à chaque histoire. De nouveau, la fausse identité est un symbole fort de cette histoire, vu que l’intrigue impose la présence d’un espion (ici l’identité est tellement floue que c’est même le genre de la personne qui est faux). En plaçant Spirou et Fantasio comme enquêteurs, ils doivent ainsi démêler le vrai du faux dans cette intrigue, ce qui est une mise en situation cohérente avec les autres histoires courtes.

Conclusion

En effet, dans la Jeunesse de Spirou, Spirou et Fantasio sont tous les deux passifs et subissent cette fausse identité et ce faux passé qu’on leur invente (ils ne sont en fait même pas présent). Dans Vilain Faussaire et le Groom du Président, ils subissent cette usurpation d’identité (soit par la création du faux album 5 et l’utilisation du faux costume de Fantasio dans l’un, soit par la méprise de costume dans l’autre). Dans l’incroyable Burp, ils ne sont plus les sujets de l’usurpation d’identité et réagissent et déjouent les plans des cambrioleurs ; tandis que dans Gare au Cliché leur but avoué est de démasquer l’espion. Spirou (et Fantasio) a ainsi un rôle de plus en plus actif par rapport à toutes ces fausses identités qui parsèment l’album. J’aurais personnellement interverti les positions du Groom du Président et de Vilain Faussaire, car je trouve Spirou extrêmement passif dans le premier et plus réactif dans le second (ça aurait fait une complète gradation dans ses réactions, d’un passif « victimaire » à moteur dans l’intrigue). Mais je suppute que le placement de Vilain Faussaire en n°2 est lié au fait que l’intrigue est plus énergique que le Groom du Président ; et qu’il a été placé ici pour éviter de donner l’impression que l’album pêne à démarrer.

En conclusion, le choix des histoires courtes et leur agencement n’ont, à mon avis, pas été le fruit du hasard. Allié aux interventions de Spip (qui est cela dit un peu hors-caractère ici, se montrant franchement méchant voire insultant envers Spirou, Fantasio et le Comte), ça donne un album cohérent thématiquement, et donc, comme je l’ai déjà dit, plus réussi que l’ensemble des recueils d’histoires courtes parues jusque-là. Chaque histoire peut s’appuyer sur un travail d’ambiance dans la narration (la mise en place de l’histoire de l’oncle Paul, le congrès de scientifiques) ou le dessin (le brouillard dans l’incroyable Burp, la photo du précédent colloque, la nuit du réveillon). Si on peut aisément ressortir des symboliques et des thèmes récurrents, le format court exacerbe le défaut de Tome & Janry dans ces « péchés de jeunesse » : tout miser sur l’humour et l’ambiance au détriment d’une certaine superficialité. Il n’est pas anodin qu’à part la Jeunesse de Spirou, toutes les autres histoires courtes auraient largement pu faire l’objet d’une histoire (semi-)longue. Cette superficialité rend l’album très plaisant, mais l’empêche de le considérer comme un album majeur du groom. Un 3/5 pour moi.
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Pigling-Bland
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Re: LA JEUNESSE DE SPIROU

Message par Pigling-Bland »

Je me permettrai d'ajouter un petit rappel historique lié au contenu de cet album... Le premier élément est que, hormis l'incroyable burp, publié après 3 grandes histoires signées Tome et Janry (donc après Qui arrêtera Cyanure), ces récits courts ont été réalisés dans le cadre des tests et manoeuvres de mise en place du duo Tome et Janry à la place de Nic et Cauvin. Gare au cliché est le deuxième récit court de Tome et Janry (le premier : La voix sans maître, ne sera repris que bien plus tard ans la collection Hors série). Ces histoires sont donc là pour des raisons stratégiques, mais pas des auteurs... Plusieurs récits furent d'ailleurs publiés dans les Album+, sorte de revue trimestrielle renouant avec les almanach d'antan, mais dans une version trimestrielle...Autre précision, elle concerne les Oncle Paul : c'est en 1982 que Yann et Conrad décident de dépoussiérer les Oncles Paul en proposant des histoire plus trash ou plus irrévérencieuses, parfois scénarisées par eux, parfois réalisés par des auteurs n'appartenant pas au staf Dupuis (Serge Clerc, Dany...). Il y en eu même une de Tome et janry... La véritable histoire... s'inscrit donc dans cette continuité.
Membre de la team Gil Jourdan
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