Re: Cette semaine dans le journal de Spirou j'ai aimé...
Posté : ven. 8 août 2025 23:03
Numéro 4555 du 30/07/2025
Ici un aperçu du numéro: https://www.spirou.com/montee-dadrenali ... -fantasio/
Retour de Spirou et Fantasio, cette fois par Fabrice Tarrin et Lewis Trondheim, m’enfin, avec tous ces spirouverses paraissant dans le journal, entre le Marsupilami dans sa propre série, un autre dans El Diablo de Trondheim et Nesme, sa présence dans Les Amis de Spirou, les histoires courtes de Spirou et/ou Fantasio par divers auteurs, je n’avais pas l’impression que sa dernière aventure remontait à 2024. Je n’ai pas envie de refaire ce que j’ai fait la semaine précédente avec les Schtroumpfs, une critique assez négative, donc je ne m’étendrai pas. Juste, je peux comprendre que les auteurs ne soient pas fans de Spip et ne l’aient donc pas mis dans l’histoire, mais pourquoi le remplacer par des oiseaux qui tiennent son rôle ? Par ailleurs, Trondheim aime les défis, alors pourquoi comme, dit-il, «c’est un peu compliqué de faire rire avec Spirou », avoir donné dans l’absurdité d’« utiliser Fantasio à la manière d’un capitaine Haddock », alors que Fantasio a justement été créé comme faire valoir comique, apportant de la fantaisie à un Spirou un peu trop sérieux, comme l’indique son nom, au lieu justement d’essayer de faire rire avec Spirou? (interview ici: https://www.spirou.com/les-secrets-du-s ... n-inferno/). Quant à Fabrice Tarrin, figer son style dans un maladroit mélange de plusieurs époques de Franquin (entre « La corne de rhinocéros » et « Le prisonnier du Bouddha » dit-il) le fait rester dans un ersatz superficiel , témoin la grande case sur une demi page où Spirou et sa bande arrivent dans le village troglodyte de San Inferno, qui donne son nom à l’histoire : aucun détail ne manque, comme l’aurait fait un élève appliqué pour donner une case d’ambiance, là où Franquin aurait fait une case vivante, en donnant une personnalité aux seconds rôles, même muets, qui ici ne font que de la figuration. Autre idée étrange, Tarrin dit, les rochers n’étant « pas son fort », s’être inspiré de ceux de Moëbius, si éloigné de son univers comme de celui de Spirou. Que n’a-t-il été chercher du côté de Morris pour faire ressentir la chaleur écrasante du désert ? Cette malaisance avec les minéraux explique sans doute en partie pourquoi le dessin de couverture, situé dans une grotte, fait un peu vide avec son fond noir uniforme. Le Supplément abonnés est un poster d'une reprise par Fabrice Tarrin de la fameuse couverture du Spirou 1022 du 14/11/1957de Franquin annonçant les Vacances sans histoires, version photo de famille. Comme le dessinateur le dit lui-même dans Les BD de ma vie, enfant, il ne copiait les BD, trouvant cela « de la triche », mais « paradoxalement » en fait maintenant, avec, outre Spirou, Astérix (et ici une charmante Schtroumpfette touchée par le bouquet de fleurs que lui offre Maki le lémurien). Surprise, il dit aussi que graphiquement son Spirou préféré est QRN sur Bretzelburg, pourquoi n’y a-t-il pas été chercher des grottes plutôt que dans le désert B ? Un bémol dans l’agencement : les Jeux sur le sujet, par Thomas priou et Maëlys, montrent Seccotine et Spirou face à un extra-terrestre, dans ce qui ressemble fort à un spoil…
Les Fabrice continuent leur tournée, cette fois sous le nom de scène des Fabrissator pour s’incruster au Hellteuf comme signalé en couverture, « le plus grand festival de métal du monde. Le gag final est un peu léger, mais l’humour vient surtout des détails disséminés un peu partout, comme les baffles à tête de mort, le rédac’chef et la rédac’chef adjointe de Spirou en hardeuxeuses parmi les spectateurices, ou les Fabrissator en headbanger (comme le label de Justice, qu’ils ont pourtant refusés dans leur propre festival). Rebondissements en chaine dans le nouveau chapitre de Pym, lors d’une séquence nocturne en nuances bleutées réalisée par la dessinatrice et coloriste Clémentine Bouvier, le scénariste Fuat Ercol a créé une surprise, le brave Elliot n’étant qu’un monstre qui avait pris son apparence, surprise qui amène une révélation, mamie Rose est une « bien-née », soit une sorcière du monde de Pym, révélation qui va vraisemblablement en amener une autre, au vu de l’insistance sur l’âge de mamy Rose (deux remarques du hibou parlant et une de mamie Rose elle-même rien que dans ce chapitre). Avant dernier chapitre de l'histoire des Tuniques bleues, où Chesterfield revient sur le devant de la scène avec Blutch, ce qui donne un passage où les deux compères se titillent dans un jeu d’amour haine dans la grande tradition de la série, et également de l'histoire de Tanis. Si rendre le mouvement par le dessin n’est pas le point fort de Stéphane Perger, ce l’est par sa mise en place, où le surgissement de personnages est exprimé par la course en déséquilibre de ceux-ci, page 38 du magazine, et sa mise en page, où la leçon des comics est utilisée dans la page 44, rythmée par les immenses onomatopées, et le dessin pleine page de la 45, où un nouveau dieu jaillit des flots.
Pas d’histoire courte, mais nombre de gags en une page, Manoir à louer, avec un surprenant message qui est « lire Spirou version papier, c’est sexy », L’édito des Véro (Cazot et Gally), qui, avec leurs jeux de mots approximatifs et leur indignation déplacée ont, comme le dit le rédac’chef et son adjointe revenus du Hellteuf, « le niveau », en quelque sorte. Brad Rock the gold digger en vacances en famille à la mer, Kid Paddle de Midam, Patelin, Dairin et Angèle, et Game over de Patelin, Adam et Angèle, Nelson en super-héros goinfre, 3 infos 2 vraies 1 fausse politique, sur la tendance répressive de la justice aux ÉUA (États-unis d’Amérique), La pause-cartoon, avec des toujours absurdement amusants dessins de Lécroart et Berth et un Fish n chips de Tom sur l’incohérence de certains gestes soi-disant écologistes, capitaine Anchois et les cadrages contorsionnés de Floris, qui rendent parfaitement le lendemain de cuite des personnages, dont un dragon...une Leçon de BD de Marko amusante et de conseils utiles, et le navire de Titan inc. enfin parvenu à descendre de l’iceberg où une vague l’avait emporté, et le retour des mouettes grincheuses et leurs commentaires sur la série, et un Dad qui s'inquiète de ses premiers cheveux blancs.
Pas de Fanbrice, mais les résultats du concours Dad, l’annonce dans En direct du futur du retour d’une « rubrique mythique », le courrier des lecteurs, , et un dessin de Bercovici sur des employés de bureau zombies drogués au café pour annoncer une nouvelle série, Working dead.
Ici un aperçu du numéro: https://www.spirou.com/montee-dadrenali ... -fantasio/
Retour de Spirou et Fantasio, cette fois par Fabrice Tarrin et Lewis Trondheim, m’enfin, avec tous ces spirouverses paraissant dans le journal, entre le Marsupilami dans sa propre série, un autre dans El Diablo de Trondheim et Nesme, sa présence dans Les Amis de Spirou, les histoires courtes de Spirou et/ou Fantasio par divers auteurs, je n’avais pas l’impression que sa dernière aventure remontait à 2024. Je n’ai pas envie de refaire ce que j’ai fait la semaine précédente avec les Schtroumpfs, une critique assez négative, donc je ne m’étendrai pas. Juste, je peux comprendre que les auteurs ne soient pas fans de Spip et ne l’aient donc pas mis dans l’histoire, mais pourquoi le remplacer par des oiseaux qui tiennent son rôle ? Par ailleurs, Trondheim aime les défis, alors pourquoi comme, dit-il, «c’est un peu compliqué de faire rire avec Spirou », avoir donné dans l’absurdité d’« utiliser Fantasio à la manière d’un capitaine Haddock », alors que Fantasio a justement été créé comme faire valoir comique, apportant de la fantaisie à un Spirou un peu trop sérieux, comme l’indique son nom, au lieu justement d’essayer de faire rire avec Spirou? (interview ici: https://www.spirou.com/les-secrets-du-s ... n-inferno/). Quant à Fabrice Tarrin, figer son style dans un maladroit mélange de plusieurs époques de Franquin (entre « La corne de rhinocéros » et « Le prisonnier du Bouddha » dit-il) le fait rester dans un ersatz superficiel , témoin la grande case sur une demi page où Spirou et sa bande arrivent dans le village troglodyte de San Inferno, qui donne son nom à l’histoire : aucun détail ne manque, comme l’aurait fait un élève appliqué pour donner une case d’ambiance, là où Franquin aurait fait une case vivante, en donnant une personnalité aux seconds rôles, même muets, qui ici ne font que de la figuration. Autre idée étrange, Tarrin dit, les rochers n’étant « pas son fort », s’être inspiré de ceux de Moëbius, si éloigné de son univers comme de celui de Spirou. Que n’a-t-il été chercher du côté de Morris pour faire ressentir la chaleur écrasante du désert ? Cette malaisance avec les minéraux explique sans doute en partie pourquoi le dessin de couverture, situé dans une grotte, fait un peu vide avec son fond noir uniforme. Le Supplément abonnés est un poster d'une reprise par Fabrice Tarrin de la fameuse couverture du Spirou 1022 du 14/11/1957de Franquin annonçant les Vacances sans histoires, version photo de famille. Comme le dessinateur le dit lui-même dans Les BD de ma vie, enfant, il ne copiait les BD, trouvant cela « de la triche », mais « paradoxalement » en fait maintenant, avec, outre Spirou, Astérix (et ici une charmante Schtroumpfette touchée par le bouquet de fleurs que lui offre Maki le lémurien). Surprise, il dit aussi que graphiquement son Spirou préféré est QRN sur Bretzelburg, pourquoi n’y a-t-il pas été chercher des grottes plutôt que dans le désert B ? Un bémol dans l’agencement : les Jeux sur le sujet, par Thomas priou et Maëlys, montrent Seccotine et Spirou face à un extra-terrestre, dans ce qui ressemble fort à un spoil…
Les Fabrice continuent leur tournée, cette fois sous le nom de scène des Fabrissator pour s’incruster au Hellteuf comme signalé en couverture, « le plus grand festival de métal du monde. Le gag final est un peu léger, mais l’humour vient surtout des détails disséminés un peu partout, comme les baffles à tête de mort, le rédac’chef et la rédac’chef adjointe de Spirou en hardeuxeuses parmi les spectateurices, ou les Fabrissator en headbanger (comme le label de Justice, qu’ils ont pourtant refusés dans leur propre festival). Rebondissements en chaine dans le nouveau chapitre de Pym, lors d’une séquence nocturne en nuances bleutées réalisée par la dessinatrice et coloriste Clémentine Bouvier, le scénariste Fuat Ercol a créé une surprise, le brave Elliot n’étant qu’un monstre qui avait pris son apparence, surprise qui amène une révélation, mamie Rose est une « bien-née », soit une sorcière du monde de Pym, révélation qui va vraisemblablement en amener une autre, au vu de l’insistance sur l’âge de mamy Rose (deux remarques du hibou parlant et une de mamie Rose elle-même rien que dans ce chapitre). Avant dernier chapitre de l'histoire des Tuniques bleues, où Chesterfield revient sur le devant de la scène avec Blutch, ce qui donne un passage où les deux compères se titillent dans un jeu d’amour haine dans la grande tradition de la série, et également de l'histoire de Tanis. Si rendre le mouvement par le dessin n’est pas le point fort de Stéphane Perger, ce l’est par sa mise en place, où le surgissement de personnages est exprimé par la course en déséquilibre de ceux-ci, page 38 du magazine, et sa mise en page, où la leçon des comics est utilisée dans la page 44, rythmée par les immenses onomatopées, et le dessin pleine page de la 45, où un nouveau dieu jaillit des flots.
Pas d’histoire courte, mais nombre de gags en une page, Manoir à louer, avec un surprenant message qui est « lire Spirou version papier, c’est sexy », L’édito des Véro (Cazot et Gally), qui, avec leurs jeux de mots approximatifs et leur indignation déplacée ont, comme le dit le rédac’chef et son adjointe revenus du Hellteuf, « le niveau », en quelque sorte. Brad Rock the gold digger en vacances en famille à la mer, Kid Paddle de Midam, Patelin, Dairin et Angèle, et Game over de Patelin, Adam et Angèle, Nelson en super-héros goinfre, 3 infos 2 vraies 1 fausse politique, sur la tendance répressive de la justice aux ÉUA (États-unis d’Amérique), La pause-cartoon, avec des toujours absurdement amusants dessins de Lécroart et Berth et un Fish n chips de Tom sur l’incohérence de certains gestes soi-disant écologistes, capitaine Anchois et les cadrages contorsionnés de Floris, qui rendent parfaitement le lendemain de cuite des personnages, dont un dragon...une Leçon de BD de Marko amusante et de conseils utiles, et le navire de Titan inc. enfin parvenu à descendre de l’iceberg où une vague l’avait emporté, et le retour des mouettes grincheuses et leurs commentaires sur la série, et un Dad qui s'inquiète de ses premiers cheveux blancs.
Pas de Fanbrice, mais les résultats du concours Dad, l’annonce dans En direct du futur du retour d’une « rubrique mythique », le courrier des lecteurs, , et un dessin de Bercovici sur des employés de bureau zombies drogués au café pour annoncer une nouvelle série, Working dead.